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Communication sur la stratégie « pigeons »

Symbole de paix dans l’Antiquité et jusqu’à peu, avant son remplacement par la colombe ; popularisé par nombre de photographes amateurs et professionnels comme Robert Doisneau, le pigeon fait parti de notre ville, de notre patrimoine et du quotidien de chaque parisien et parisienne. Interroger notre rapport à cette espère c’est plus largement questionner notre rapport aux animaux dans nos villes. 

Depuis le début de la mandature, les écologistes se sont battus pour faire ouvrir le sujet des pigeons et des pigeonniers, pour que la ville soit plus bienveillante à leur égard.

Nous avons porté à de multiples reprises cette question à l'ordre du jour du conseil de Paris. Ce sont les écologistes qui sont à l'initiative de la mission animaux. C’est nous qui avons demandé la réalisation de l’étude sur les pigeonniers qui est mentionnée dans la délibération et qui est le point de départ de la stratégie pigeons de la ville suite à de multiples demandes (ex. décembre 2017, mars 2018). En novembre 2018 quand la mission animaux a rendu ses conclusions, nous avons demandé que davantage de budget et une politique publique cohérente et efficace soit menée pour mettre en place de nouveaux pigeonniers partout sur le territoire parisien tout en réhabilitant les pigeonniers laissés à l’abandon. A tous les débats budgétaires comme par exemple en décembre 2018, ou en juillet 2019, nous avons réitéré inlassablement les demandes. En interne, nous n’avons cessé de demander l’étude menée par AERHO et ESPACES sur les pigeonniers. Bien que livrée avec un an de retard, notre détermination a payé. Enfin nous pouvons réfléchir, ensemble, sereinement à la place de tous les vivants en ville, y compris nos compagnons à plumes.

Ce que l’on apprend dans cette étude historique, c’est surtout que les parisiens sont attachés à  leurs 23 0000 pigeons. Alors oui, ils et elles l’observent, comme nous que la gestion de la population de pigeons n’est pas efficace. Trop peu de pigeonniers, qui ne fixent pas suffisamment les individus, des infrastructures peu entretenues par les opérateurs privés. Bref, une politique publique à si ce n’est repensée, à améliorer. Les citoyens et citoyennes ne sont pas assez sensibiliser et associer à l’action municipale envers ces oiseaux. 

C’est pourquoi les écologistes se réjouissent de l’annonce d’une stratégie pigeons par la ville qui passe par une meilleure communication, un travail envers les nourrisseurs et surtout la création de nouveaux abris. 

Cependant, nous émettons des réserves sur le volet de la gouvernance, il faut que la ville aille plus loin et se dote d’une délégation spécifique et transversale sur la question des animaux et de leur bien-être dans notre ville.

Mais surtout, et c’est le sens de notre voeu, il faut que la ville prévoit que les pigeonniers soient gérés par celles et ceux les plus connaisseurs, les plus spécialistes et passionnés pour la gestion et l’entretien de ces pigeonniers. Il faut aussi encourager les structures qui favorisent l’insertion de toutes et tous au monde du travail. Nous savons le faire à la ville comme en témoigne le marché des espaces verts municipaux.

C’est ce que demande notre voeu : que ce ne soit plus des privés qui n’ont pas su mener à bien leur tâche mais que ce soient des structures de l’économie sociale et solidaire qui gèrent ces biens communs. 

Je vous remercie. 

 

Joëlle Morel, conseillère de Paris 

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