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La qualité de l’air nous concerne toutes et tous

Christophe Najdovski a présenté ce lundi le plan de lutte contre la pollution de l'air à Paris. En trois réponses, il explique les enjeux et détaille les principales avancées qui le composent.

 

 

 

 

najdovsky1/ Pourquoi ce plan ?

Je pars du principe, et je ne suis pas le seul, que les particules fines étant classées « cancérigène certain » par l’OMS, il faut faire quelque chose, il faut agir, il faut bouger les lignes de la mobilité urbaine pour garantir un air de qualité : nous ne pouvons plus nous dérober, c’est un enjeu de santé publique.  Maire Adjoint chargé des transports, je prends ma part : à Paris comme en Ile-de-France, les sources de pollution atmosphérique proviennent essentiellement du trafic routier, puisqu’il est à l’origine des 2/3 des émissions de dioxyde d’azote et de 55% des émissions de particules.  Pollution de l’air qui entraîne ce que l’on sait aujourd’hui avec certitude : des morts prématurées, des bronchiolites, des asthmes, …. Si on ne change rien, il n’y a pas de raison que cela évolue positivement. L’objectif de ce plan, c’est de donner les gages d’un air quotidien  plus sain, tout simplement.

 

2/ Quel est l’enjeu principal ?

La qualité de l’air, ça nous concerne toutes et tous, parce que nous le respirons mais aussi parce que, par nos pratiques, nous l’impactons. Pour que ce plan aboutisse et porte ses fruits, il nous faut embarquer tout le monde, tous les milieux professionnels, toutes les collectivités métropolitaines, tous les acteurs associatifs bien sûr, tous les milieux et tous les avis, toutes les sensibilités, … Nous venons bousculer les choses, les modes de vies, c’est vrai mais ce ne sera pas brutal, les mesures seront progressives, c’est indispensable. Ce sont les solutions collectives, et uniquement celles-ci, qui nous permettront de mieux respirer. Ce plan a un volet important visant à accompagner le changement, y compris avec des aides financières, pour les professionnels, pour les copropriétés, pour les plus modestes, pour les jeunes.

 

3/ Ce plan, qu’est-ce que ça va changer ?

Pour inverser la tendance, il faut assumer de poser des actes forts. Pour y parvenir, il nous faut renouveler la mobilité urbaine : la mise en place d’une « zone à basse émission » (comme il en existe déjà 200 en Europe) intégrant des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants apparaît indispensable ; cela doit aller et ira de pair avec le développement des alternatives à la voiture individuelle (transports en commun bien sûr, mais aussi vélo, autopartage, etc.) et un accompagnement vers une logistique urbaine favorisant l’usage des véhicules les plus propres. Autant de mesures qui, d’ici 2020, nous permettrons de respirer mieux.

J’ai dans ma feuille de route de la mandature d’autres projets qui viendront, c’est mon objectif, modifier profondément Paris : en passant la ville à 30 km/h partout hors grands axes pour apaiser la vie quotidienne ; en investissant, et c’est sans précédent, 100 millions d’euros pour rendre la ville cyclable ; en instaurant une « Journée sans voitures », … Nous en reparlerons !

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