Accueil Actualités Communiqués Fusion Racing 92 / Stade Français : 150 millions d’€ d’argent public à la poubelle ?

Fusion Racing 92 / Stade Français : 150 millions d’€ d’argent public à la poubelle ?

Ce lundi 13 mars, le groupe écologiste de Paris a appris par voie de presse la fusion des clubs de rugby Stade Français et Racing 92. Il attend des clarifications de la part de l'exécutif quant à l’avenir de cet équipement.

“Sous la précédente mandature, les élu-es du groupe écologiste s’étaient opposés au projet colossal de démolition/reconstruction du stade Jean Bouin financé entièrement par la ville à hauteur de 150 millions d’euros, rappelle Yves Contassot, Conseiller de Paris. “Un investissement de cette nature aurait dû faire l’objet d’une réflexion métropolitaine afin de rationaliser aussi bien les structures que la dépense publique. Force est de constater que la fusion des deux clubs nous donne malheureusement aujourd’hui raison. Quelle utilité maintenant pour Jean Bouin ?

“Le Stade Français est sur le point d'abandonner sans hésitation la ville qui lui a financé un stade pour peut-être seulement quatre saisons”, s’insurge Anne Souyris, co-présidente des élu-es écologistes de Paris. “Le sport business porte trop bien son nom. Il y a une déconnection complète entre les objectifs d’une organisation privée comme le Stade Français et ceux des acteurs publics.” Le Stade Français est engagé auprès de la ville de Paris jusqu’en 2024, cette fusion ne doit pas l’en exonérer.

Plus d’investissements à perte
Confronté à des clubs professionnels qui recherchent avant tout la rentabilité, le groupe écologiste de Paris demande qu’une réflexion sur leur nature juridique soit menée. Il n’est pas concevable que la ville de Paris, qui organise l’activité sportive sur le territoire et finance les équipements sportifs, soit mise devant le fait accompli. Les collectivités territoriales doivent devenir des acteurs des décisions prises par les grands clubs sportifs.

Priorité au sport de proximité
Plus généralement, au delà de la question du projet sportif à venir, cette fusion pose le problème de la stratégie de Paris et de sa métropole en matière d’investissement sportif.“Roland Garros, Jean Bouin et maintenant les Jeux Olympiques et Paralympiques ; la question de la pertinence de la stratégie de la Ville en matière sportive, qui investit dans le sport à grande échelle, est posée”, constate David Belliard, co-président du groupe écologiste de Paris. “Ce choix s’est fait alors même que le sport de proximité est en sous-équipement chronique. Au final en effet, la ville de Paris se retrouve avec deux stades -Jean Bouin et Charléty- sous-utilisés, alors que de nombreux gymnases, TEP et piscines ont besoin d’investissements importants. Ils doivent être la priorité ! ”

Enfin, inquiet de l’avenir du stade Jean Bouin, le groupe écologiste de Paris demande qu’il soit géré en régie directe, ouvert largement à tous les clubs en faisant la demande, ainsi qu’aux riverain-es, grâce à une gestion en régie directe.

 

Anne Souyris et David Belliard, co-président-es du groupe écologiste de Paris
Jérôme Gleizes, conseiller de Paris, élu du 20ème arrondissement
Yves Contassot, conseiller de Paris, élu du 13ème arrondissement

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