Accueil Conseil de Paris Conseil d'octobre 2019 Mise à disposition par la Ville de Paris de l’espace de repos et de répit situé 31/27, avenue de la Porte de la Chapelle (18ème) – Conventions à l’association AURORE

Mise à disposition par la Ville de Paris de l’espace de repos et de répit situé 31/27, avenue de la Porte de la Chapelle (18ème) – Conventions à l’association AURORE

En juillet dernier, nous avons adopté un projet de délibération portant sur l’ouverture d’un espace d’accueil et d’hébergement d’urgence pour consommateurs de crack en errance : un Sleep-In ouvert 24h sur 24, à proximité des Jardins d’Eole qui constitue un des points de fixation des usagers de cette drogue dans le nord-est parisien.

 Etant donné la saturation du Sleep-In en l’espace de deux mois, le présent projet de délibération pour la création d’un nouvel espace de repos et de répit ouvert la journée au plus près des consommateurs de crack de la Colline, nous semble être une excellente nouvelle pour prendre en charge la situation d’urgence sanitaire et sociale de ces publics.

 Ce nouvel espace s’inscrit dans une logique de réduction des risques et des dommages puisque ce lieu permet d’offrir aux publics un temps de repos mais aussi temps de dialogue avec les professionnels qui pourront essayer de leur proposer un accompagnement personnalisé et adapté aux besoins de chaque personne selon son évolution vers une démarche de prise en charge de sa santé physique et/ou psychologique.

 Ce lieu de repos et de répit constitue donc un outil essentiel en matière de lutte contre la consommation de crack, pour laquelle il n'existe pas de produit de substitution. Cet espace est très utile pour créer un premier lien avec ces consommateurs en errance vivant à la marge de la Ville, il peut leur permettre de se reposer et peut-être se reconstruire pour accéder à leur droit à la Ville, au même titre que les autres habitants.

 Merci donc pour la création de ce lieu de repos au plus près des consommateurs en errance sur le secteur de la célèbre “Colline du crack”, car nous savons bien que la proximité du lieu est une dimension importante pour espérer attirer ce public vers une démarche sanitaire et sociale utile.

 Nous tenons également à saluer le choix des partenaires pour gérer ce lieu, les associations Aurore et GAIA, acteurs reconnus pour leur compétence en matière de prise en charge sanitaire et sociale des usagers de drogues.

 Nous rappelons aussi que cet espace de repos constitue un maillon primordial dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Mobilisation coordonnée sur la problématique du crack à Paris et soutenons à nouveau cette  démarche territoriale intégrée associant tous les acteurs les services de la Ville, les associations de quartier, l’ARS et la Préfecture la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MIDELCA) .

Et avant de conclure, nous espérons que ce beau dispositif soit considéré comme une étape et pas comme une fin en soi.

 Car oui, nous regrettons que l’opportunité de créer une nouvelle salle de consommation liée à l’inhalation ne soit pas saisie, l’arrêté du 15 juillet 2019 pris par la ministre de la santé permettant désormais d’expérimenter des salles de consommation à moindre risque pour accueillir les consommateurs par inhalation.

 La seule SCMR qui existe à Paris accueille déjà 200 visiteurs par jour et n’est pas donc en mesure d’accueillir les nombreux consommateurs de crack du nord-est parisien.

 Pour accélérer la mise en œuvre du plan parisien pour la réduction des risques liés à la consommation du Crack, le groupe écologiste propose que le présent projet évolue vers la création d’une salle de consommation  à moindres risque pour mieux accompagner les usagers et les aider à aller vers une prise en charge sanitaire et sociale plus utile et plus adaptée.

 Nous votons donc pour cette délibération et félicitons notre adjointe Anne Souyris, son cabinet ainsi que nos services et tous les acteurs du terrain pour leur engagement volontariste pour réintégrer le secteur de la “Colline du crack” dans un fonctionnement apaisé de l’ensemble du territoire nord-est parisien, et dans une démarche de ville inclusive et solidaire.

 

Marie Atallah, conseillère de Paris

 

 

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